Né en 1892 à Briare dans le Loiret, Emile CHEVALIER commence à peindre après sa démobilisation à l’issue de la première guerre mondiale où il s’est illustré notamment dans les combats du Bois-le-Prêtre en Meurthe et Moselle.

Il peint ses premiers tableaux, des paysages de Paris (Montmartre, berges de la Seine, île Saint Louis…) sous le nom d’artiste « CHEVALIER MILO ». Il rencontre Ernest Victor ROMANET ( 1876- 1956 ), peintre majeur de sa génération, ayant remporté le prix Corot en 1930 et dont plusieurs toiles ont été acquises par l’Etat et la ville de Paris, qui remarque son talent, l’encourage à persévérer et lui prodigue des conseils.

Ainsi CHEVALIER MILO acquiert rapidement une certaine notoriété et devient Sociétaire de la Société des Artistes Français, pour le compte duquel il expose au Salon organisé en 1929 « Le Manège d’enfants » et « Dégel à Paris ». Il expose ensuite au Salon d’Automne et au Salon des Indépendants et privilégie, après une interruption due à la seconde guerre mondiale, la représentation de paysages de la France rurale. A partir de 1950, il s’établit dans le village de Joux la Ville dans l’Yonne (proche de Vézelay).

Il peint sur le vif, en toutes saisons, les différentes facettes de cette belle région (forêts enneigées, champs fleuris au printemps, cours d’eau, villages, fermes, jardins et portes de granges…) et , de retour dans son atelier, il peint des bouquets composés avec des fleurs cueillies dans son jardin. Il expose durant toutes ces années dans une galerie à Barbizon, où ses tableaux sont alors très appréciés par les amateurs de peinture de style impressionniste.

article de l’Yonne Républicaine, 21 novembre 1963

Ses œuvres témoignent de son souci de faire partager son amour et sa fascination pour les beautés de la nature, qu’il continuera inlassablement à observer avec acuité et à restituer sur ses tableaux, en découvrant toujours de nouveaux angles, jusqu’à sa mort subvenue subitement en 1973. Il figure dans le dictionnaire de référence des peintres Bénézit, qui le mentionne comme élève de Romanet.

Ses dernières œuvres, qui avaient été entreposées depuis sa mort au fond d’un grenier et viennent d’être retrouvées, méritent d’être découvertes.

Publicités